Message d’avril

« Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia ! "

C’est la grande nouvelle de ce temps pascal !

Au petit matin, elles étaient là, au tombeau, les femmes.

Elles avaient apporté tout ce qu’il fallait pour qu’au moins leur maître ait droit à un rituel dans la dignité, poussées à la fois par le désespoir et la persévérance.

 

Elles veulent retrouver le corps de ce maître extraordinaire qui a su briser les tabous oppresseurs des femmes et leur a redonné de la dignité et de la valeur.

 

Non, ces femmes ne peuvent pas si vite et si facilement tourner la page et se contenter de la victoire injuste acquise au prix de la corruption et de la trahison (Judas), au prix de la peur, de l’intimidation et du reniement (le cas de Pierre).

 

Elles étaient là déterminées mais aussi craintives.

Dans le récit de l’Evangéliste Jean, Jésus n’apparaît pas. Le tombeau dans lequel son corps a été déposé est vide. (Jean 20 : 1 à 9).

 

Et le tombeau était ouvert, et le tombeau était vide ! Le mort que les femmes cherchaient n’était plus là, le mort qu’elles cherchaient était vivant !

 

Et pourtant toutes les précautions étaient prises pour s’assurer que ce Jésus qui a dérangé des années durant, par son enseignement, ses actes et son style de vie, la tranquillité de tous ceux qui étaient hostiles au changement et à la nouveauté de vie qu’il propose ; – toutes les précautions étaient prises pour que ce Jésus-là soit définitivement banni ! Mais les soldats, le sceau, la pierre n’ont pu le garder en terre.

 

Décidemment, même le séjour des morts n’a pas pu avoir d’emprise sur lui !

 

Ceux qui ont pensé qu’ils pouvaient, par leurs forces humaines et temporelles, étouffer la vérité, la liberté, la justice par la brutalité, la violence gratuite et des procès injustes à travers la personne de Jésus, ont définitivement échoué. Leur apparente victoire est, en réalité, le prélude d’une défaite programmée et certaine.

 

Oui, le temps pascal nous dit qu’un nouveau départ est toujours possible.

 

Nous sommes, peut-être, essoufflés, désespérés comme ces femmes devant le tombeau vide de Jésus, peut-être parce que nous n’avons plus la force, ou le goût, ou le courage, de chercher vraiment le Seigneur et de courir vers la bonne nouvelle.

 

En réalité, chaque fête de Pâques, rappelle la possibilité d’un nouveau départ, la possibilité d’un changement.

Il ne faut même pas avoir peur de nous-mêmes, de nos faiblesses ! Il faut juste y aller, encore et toujours.

« Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Alléluia ! »

 

 

Charles KLAGBA

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